Réduction de l’indemnisation perçue en congé maladie : pas de distinction entre fonctionnaires et contractuels

Il est ADMYS qu’à compter du 1er mars 2025, les agents publics placés en congé maladie ordinaire seront indemnisés à hauteur de 90 % de leur traitement pendant les trois premiers mois.

 

Dans le cadre de la réforme introduite par l’article 189 de la loi de finances n°2025-127 du 14 février 2025, l’article L. 822-3 du Code général de la fonction publique prévoit qu’à compter du 1e mars 2025,les fonctionnaires bénéficiant d’un congé maladie ordinaire percevront, pour les trois premiers mois, une indemnisation correspondant à 90% de leur traitement.

 

Toutefois, et malgré un souci affiché de réduction des dépenses publiques, ladite réforme modifiant l’article L. 822-3 du CGFP n’est pas venue régler le sort, stricto sensu, des agents contractuels de la fonction publique placés en congé maladie.

 

Dès lors, et au regard du principe d’égalité de traitement s’appliquant par ailleurs également aux agents publics (CE, 12 avril 2022, n°452547), plusieurs décrets ont été prononcés en complément de ladite loi de finances, afin d’inclure au nouveau dispositif, le plus grand nombre d’agent public.

 

C’est en ce sens que le décret n°2025-197 du 27 février 2025 est venu prévoir l’application de ce nouveau dispositif aux agents contractuels notamment.

 

A cette fin, à compter du 1e mars 2025,en application de l’article 7 du décret n°88-145 du 15 février 1988, seul l’agent disposant d’une ancienneté d’au moins quatre mois au jour de son congé maladie ordinaire, bénéficiera d’une indemnisation par son administration, et selon les modalités suivantes :  

  • Après quatre mois de service minimum, le premier mois de son congé sera indemnisé à hauteur de 90% de son traitement et le mois suivant à demi-traitement ;
  • Après deux ans de service, les deux premiers mois de son congé seront indemnisés à hauteur de 90 % de son traitement, et les deux suivants à demi-traitement ;
  •  Après trois ans de service, il bénéficiera d’une indemnisation à hauteur de 90% sur les trois premiers mois, puis les trois suivants à demi-traitement.  

 

Et, à titre complémentaire, c’est suivant le même raisonnement qu’une réponse ministérielle en date du 29 mai 2025 rappelle que les réflexions menées pour le projet de loi de finances  ont conduit, in fine, à considérer qu’il n’était pas souhaitable, en application dudit principe d’égalité, de distinguer parmi les maladies pouvant donner lieu à un congé maladie ordinaire,celles qui conduiraient à un abattement de 10% de la rémunération, de celles qui en seraient exonérées.

Conclusion

En définitive, en application de l’article L. 822-3 du Code général de la fonction publique, et du décret complémentaire n°2025-197 du 27 février 2025, désormais, l’intégralité des agents publics (fonctionnaires ou contractuels) perçoivent, depuis le 1e mars 2025, une indemnité correspondante à 90% de leur traitement au titre de leurs trois premiers mois de congé maladie ordinaire.

Tous nos articles

Votre veille juridique signée ADMYS

Nous suivons de près l’actualité juridique pour vous offrir un regard clair, précis et utile sur les changements qui impactent vos activités.

Blog Image

27.01.2026

Zoom sur la création du statut de l'élu local

Il est ADMYS que la loi n° 2025-1249 du 22 décembre 2025 portant création d'un statut de l'élu local marque une étape structurante dans la reconnaissance et la sécurisation de l’engagement des élus locaux.

Blog Image

17.10.2025

L'année 2025, comme une ère de simplification en commande publique ?

Il est ADMYS que le décret n°2024-1251 du 30 décembre 2024 portant diverses mesures de simplification du droit de la commande publique est venu concrétiser certaines attentes des acheteurs et opérateurs économiques pour une action publique plus efficace et simplifiée.

Blog Image

06.11.2025

Le bail rural des personnes publiques à l’épreuve du temps

Il est ADMYS que les personnes publiques doivent respecter le droit de priorité des « jeunes agriculteurs » lors de l’attribution des baux ruraux. La Cour administrative d’appel de Nancy dans deux décisions du 16 septembre 2025 vient de clarifier au moins partiellement le droit de priorité prévu par l’article L. 411-15 du Code rural et de la pêche maritime.

Blog Image

19.02.2026

Quand le contentieux du domaine privé échappe au juge judiciaire.

Il est ADMYS que la gestion du domaine privé d’une personne publique ne relève pas systématiquement du juge judiciaire : lorsqu’un tiers conteste la décision autorisant la conclusion d’une convention d’occupation, la compétence appartient au juge administratif.

Blog Image

17.10.2025

Concours restreint : l’exception qui échappe au délai de standstill et ferme la voie du référé contractuel aux concurrents évincés

Il est désormais ADMYS que le moyen en vertu duquel l’acheteur ne respecte pas le délai de standstill auquel il s’est volontairement soumis dans le cadre d’une procédure de concours restreint, qui n’est pas une procédure formalisée au sens de l’article L.2124-1 du Code de la commande publique, n’est pas recevable au titre du référé contractuel.

Blog Image

17.10.2025

Secteur public : acquérir des biens immobiliers sans autorisation peut constituer une infraction financière

Il est ADMYS que l’engagement de dépenses sans en avoir l’autorisation peut constituer l’infraction visée à l’article L. 313-3 du Code des juridictions financières. Voici une récente illustration de cette notion concernant les acquisitions immobilières réalisées par une fondation faisant appel à la générosité publique, la Fondation « Assistance aux animaux » (C.Cptes, 8 janvier 2025, Fondation Assistance aux animaux, aff. N°874).

Blog Image

18.12.2025

Même en cas de modification tardive du dossier de demande de permis de construire, le silence de l’administration sur la prorogation du délai d’instruction fait naître un permis tacite

Il est ADMYS qu’en cas de modification apportée par le pétitionnaire à sa demande de permis de construire juste avant l’expiration du délai d’instruction, un permis de construire tacite naît dès l’expiration du délai notifié dès lors que l’administration ne l’informe pas de la prorogation de ce délai. Par suite, la décision ultérieure refusant d’accorder le permis doit être regardée comme un retrait de ce permis tacite.

Blog Image

27.01.2026

Le bail rural n’a pas sa place à Chambord

Il n’est pas ADMYS que des terres agricoles situées au sein du domaine national de Chambord puissent être exploitées sur le fondement d’un bail rural, dès lors qu’elles relèvent du domaine public. La domanialité publique globale emporte des conséquences directes sur les modalités d’occupation, imposant le recours à une convention d’occupation temporaire, nécessairement précaire et révocable.

Vous recherchez votre partenaire juridique ?

Notre équipe est à votre écoute pour répondre à vos besoins, sécuriser vos projets et proposer un accompagnement sur mesure. Définissons ensemble vos besoins de manière efficiente et sans engagement.

Project Image